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Le Maroc a signé la Convention Cadre sur les Changements Climatiques au Sommet de Rio en 1992, et l'a ratifiée le 28 décembre 1995. il a également ratifié le Protocole du Kyoto le 25 janvier 2002.
Malgré sa contribution très peu significative aux émissions mondiales globales, le Maroc s'efforce de mener une politique environnementale et énergétique vigoureuse basée avant tout sur la sensibilisation du public ainsi que sur la mise en place d'un arsenal juridique et réglementaire adéquat.
Loi N° 11-03 relative à la protection et la mise en valeur de l'environnement : Loi N° 12-03 relative aux Etudes d'impact sur l'environnement : Loi N°13-03 relative à la lutte contre la pollution de l'air : D'autres projets de lois sont en cours de finalisation et d'adoption. Il s ‘agit notamment des projets suivants :
Pour plus d'informations, visitez le site du Ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement. www.minenv.gov.ma Conscient que la gestion rationnelle des ressources et la préservation des milieux naturels représentent les piliers majeurs sur lesquels repose le développent durable, le Maroc a toujours mené une politique environnementale basée sur la concertation, la participation et la mobilisation de tous les acteurs concernés. Cette approche s'est concrétisée au niveau national par l'élaboration d'une Stratégie Nationale pour la Protection de l'Environnement et le Développement Durable, présentée et adoptée par le Conseil National de l'Environnement en 1995. Outre l'évaluation des menaces qui pèsent sur l'environnement dans notre pays, cette stratégie s'est fixée des objectifs de qualité pour l'an 2005 et 2020; les quatre thèmes prioritaires retenus étant l'amélioration de la qualité de l'air, la gestion rationnelle des ressources en eau, la protection du sol et l'amélioration de la gestion des déchets solides. Les objectifs de qualité fixés par cette stratégie seront concrétisés grâce au Plan d'Action National pour l'environnement qui a été élaboré à travers des ateliers thématiques de concertation réunissant tous les acteurs concernés et comportant notamment des ateliers relatifs au développent industriel écologiquement durable, à l'énergie, à l'eau, et au sol.
Afin de contribuer au processus mondial de lutte contre les Changements Climatiques, le Maroc, a abrité la Septième Conférence des Paries à la Convention sur les Changements Climatiques (COP 7) à Marrakech du 29 octobre au 9 novembre 2001. Cette importante manifestation internationale, couronnée d'un éclatant succès, a connu une participation massive avoisinant 4600 délégués représentants plus de 172 pays, Parties à la Convention sur le Climat. Ont pris part également aux travaux de cette Conférence, plusieurs organisations internationales, des organismes spécialisés des Nations Unies, des ONGs et des Associations socioprofessionnelles en leur qualité d'observateurs. La COP7 a permis le démarrage de la mise en œuvre de l'Accord Politique de Bonn conclu lors de la COP6 bis tenu à Bonn en juillet 2001, et qui vise en premier lieu la concrétisation du Plan d'Action de Buenos aires à travers des décisions palpables et opérationnelles en matière de lutte contre le réchauffement de la planète. Lors de la COP7, et au terme de consultations intenses, la Conférence a pu aboutir à un accord global et consensuel appelé « Accords de Marrakech » Qualifié d'historique et stigmatisant le succès de la COP7, cet accord comporte un paquet de décisions concernant les principaux points suivants : financements, transfert de technologies, adoption d'un système de contrôle juridiquement contraignant, adoption des procédures de mise en œuvre des articles 5,7 et 8 du protocole de Kyoto, adoption des lignes directrices relatives à la mise en œuvre des mécanismes de flexibilité, démarrage rapide du Mécanisme pour un Développement propre MDP et la mise en place du Comité Exécutif MDP, adoption de la déclaration de Marrakech relative au Développement Durable en perspective du prochain sommet planétaire Rio + 10 qui avait été lieu à Johannesburg en Afrique du Sud en septembre 2002. Cette déclaration, qui a été lue au nom de la Conférence des parties, mettait l'accent sur le lien organique entre la problématique des changements climatiques, et le phénomène de désertification, le problème de l'eau, de la pauvreté en relation avec le Développement Durable. |